
Il n'y a pas très longtemps mon ancien amoureux a pris le large. Sur un bateau bizarre avec des promesses d'avenir qui ne nous mettaient pas ensemble sur le cadre d'une cheminée. On avez vu dévié nos rêves, mais on s'était bien amusé.
Le monsieur clochard bourré tout petit qui agite toujours un tasse en fer avec des pièces dedans près de la place nous avait dit "salut les amoureux" alors qu'on se disait adieu. C'était le même qui avait commenter mon soutien gorge un jour en terrasse d'un café. Je l'aime bien pourtant, il carrillonne comme un con place stan' et alors, vraiment, tout le monde s'en fout. Un peu comme Le Colonnel, l'épave du Couarail qui beugle à qui veut l'entendre des trucs sur les juifs, les italiens, les arabes et d'autres petits édifices de certitude qu'il s'est érigé dans la tête avec de la bière et sûrement du vin en brique, qu'il aime nous cracher au visage pour nous dire que c'est pas un poivrot, non, c'est un batisseur. Il a une habitude ce garçon, il hurle sous ma fenêtre le mardi soir. Je ne sais pas pourquoi, le Colonnel, ne parle pas, il gueule, il eructe, il voscifère, il braille, même son titubage est bruyant. Ca attire pas tellement l'attention, remarque, c'est juste le bruit de fond du mardi soir.
Il y a aussi ce type, place Maginot qui s'installe devant la banque SNVB et qui exploite le meilleur des filons. Quand, on passe devant lui, tromblons ou beautés, regard angélique, ou visage acnéiques il t'aborde, grand sourire, l'oeil charmeur et à peine aviné et dit "Oh mademoiselle, vous êtes charmante, z'avez pas une petite pièce". Alors, la première fois, connement tu te fais avoir, tu te dis "hihihihihi" et tu lui files un euro, parce que quand même il est vachement sympa. Puis tu passes ton chemin, le sourire aux lèvres, sure que ce matin ça valait le coup de se promener finalement, et que ces petites joies de la vie c'est tout de même géniale, tiens en plus il fait beau, non définitivement c'est une belle jour.."hooooo mademoiselle, vous êtes ravissante, z'auriez pas une petite pièce ?".
Salaud.
Tu te retournes, une fille sourit bêtement et lui file une pièce elle aussi s'est fait couillonnée tiens.
A une époque, j'avais un vélo rose et j'habitais rue de la Commanderie. Je venais à la SNVB, non seulement parce qu'ils gardent mon argent mais aussi parce que le fameux Monsieur il me disait toujours "Attendez je vous garde votre vélo moi, Mademoiselle, y en a pas un qui osera partir avec tant que je serai là." et je trouvais ça rigolo. Alors, on discutait un peu de temps en temps, il m'a expliqué qu'il vivait avec un gonzesse et qu'il bossait pour elle aussi, parce qu'elle était belle dis hé "elle ressemble à Maryline avec 20 ans de plus, non bon, 30".
Et puis, on m'a volé mon vélo devant le Caméo et je suis partie en angleterre.
Quand je suis revenue, la grosse dame blonde de la rue Saint Nicolas qui hurlait sur tout le monde avait disparu. Il y a une rumeur selon laquelle elle se faisait arranger par le colonnel.
Le monsieur clochard bourré tout petit qui agite toujours un tasse en fer avec des pièces dedans près de la place nous avait dit "salut les amoureux" alors qu'on se disait adieu. C'était le même qui avait commenter mon soutien gorge un jour en terrasse d'un café. Je l'aime bien pourtant, il carrillonne comme un con place stan' et alors, vraiment, tout le monde s'en fout. Un peu comme Le Colonnel, l'épave du Couarail qui beugle à qui veut l'entendre des trucs sur les juifs, les italiens, les arabes et d'autres petits édifices de certitude qu'il s'est érigé dans la tête avec de la bière et sûrement du vin en brique, qu'il aime nous cracher au visage pour nous dire que c'est pas un poivrot, non, c'est un batisseur. Il a une habitude ce garçon, il hurle sous ma fenêtre le mardi soir. Je ne sais pas pourquoi, le Colonnel, ne parle pas, il gueule, il eructe, il voscifère, il braille, même son titubage est bruyant. Ca attire pas tellement l'attention, remarque, c'est juste le bruit de fond du mardi soir.
Il y a aussi ce type, place Maginot qui s'installe devant la banque SNVB et qui exploite le meilleur des filons. Quand, on passe devant lui, tromblons ou beautés, regard angélique, ou visage acnéiques il t'aborde, grand sourire, l'oeil charmeur et à peine aviné et dit "Oh mademoiselle, vous êtes charmante, z'avez pas une petite pièce". Alors, la première fois, connement tu te fais avoir, tu te dis "hihihihihi" et tu lui files un euro, parce que quand même il est vachement sympa. Puis tu passes ton chemin, le sourire aux lèvres, sure que ce matin ça valait le coup de se promener finalement, et que ces petites joies de la vie c'est tout de même géniale, tiens en plus il fait beau, non définitivement c'est une belle jour.."hooooo mademoiselle, vous êtes ravissante, z'auriez pas une petite pièce ?".
Salaud.
Tu te retournes, une fille sourit bêtement et lui file une pièce elle aussi s'est fait couillonnée tiens.
A une époque, j'avais un vélo rose et j'habitais rue de la Commanderie. Je venais à la SNVB, non seulement parce qu'ils gardent mon argent mais aussi parce que le fameux Monsieur il me disait toujours "Attendez je vous garde votre vélo moi, Mademoiselle, y en a pas un qui osera partir avec tant que je serai là." et je trouvais ça rigolo. Alors, on discutait un peu de temps en temps, il m'a expliqué qu'il vivait avec un gonzesse et qu'il bossait pour elle aussi, parce qu'elle était belle dis hé "elle ressemble à Maryline avec 20 ans de plus, non bon, 30".
Et puis, on m'a volé mon vélo devant le Caméo et je suis partie en angleterre.
Quand je suis revenue, la grosse dame blonde de la rue Saint Nicolas qui hurlait sur tout le monde avait disparu. Il y a une rumeur selon laquelle elle se faisait arranger par le colonnel.




